La Fondation pour la recherche sur le sida (amfAR) a publié un rapport critique analysant les sept premiers protocoles d'accord (MOU) rendus publics dans le cadre de la stratégie américaine « America First Global Health Strategy ». Ces accords concernent l'Éthiopie, le Kenya, le Liberia, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda et l'Ouganda — des pays qui représentent ensemble une part importante du fardeau mondial du VIH.
Selon amfAR, ces protocoles d'accord sont insuffisants pour maintenir des programmes efficaces de prévention et de traitement du VIH. Le rapport soulève des inquiétudes quant à l'absence d'engagements financiers contraignants et au manque de garanties pour la continuité des soins pour les millions de personnes dépendant actuellement des services VIH financés par les États-Unis, notamment via le PEPFAR.
L'analyse d'amfAR souligne que les MOU font peser une charge accrue sur les pays bénéficiaires pour financer et gérer des programmes qui dépendaient historiquement des financements américains, sans prévoir de calendriers de transition ni de ressources adéquats. Les experts avertissent que cette approche pourrait inverser des décennies de progrès dans la réduction de la transmission du VIH en Afrique subsaharienne.
Le rapport appelle le gouvernement américain à renforcer ces accords en y incluant des garanties de financement exécutoires, des plans de transition clairs et des objectifs mesurables en matière de résultats sanitaires. Les défenseurs de la santé mondiale ont relayé ces préoccupations, avertissant que des transitions abruptes ou sous-financées risquent de perturber la thérapie antirétrovirale pour les populations vulnérables.