Les autorités sanitaires algériennes ont annoncé une politique de tolérance zéro à l'encontre des médecins du secteur public qui exercent illégalement dans le privé, une pratique de longue date qui fragilise le système de santé publique du pays.
Les médecins de la santé publique en Algérie sont tenus, en vertu de la réglementation en vigueur, de consacrer exclusivement leurs heures de travail aux établissements publics. Exercer dans des cliniques privées ou effectuer des consultations privées non autorisées tout en étant rémunéré par l'État constitue une violation professionnelle et légale grave, passible de sanctions disciplinaires et de poursuites judiciaires.
Les responsables du secteur de la santé ont annoncé un renforcement des inspections dans les hôpitaux et centres de santé publics afin d'identifier les contrevenants. Les médecins reconnus coupables de ces infractions s'exposent à des sanctions allant de la suspension au licenciement, voire à une saisine des autorités judiciaires dans les cas les plus graves.
Cette mesure répressive reflète des préoccupations plus larges concernant le détournement des ressources de santé publique, l'exercice illégal dans le privé entraînant souvent de l'absentéisme et une dégradation de la qualité des soins dans les établissements publics. Les associations de patients réclament depuis longtemps une application plus stricte des règles, estimant que cette pratique pénalise en priorité les citoyens qui dépendent uniquement du système public.
Les autorités ont appelé les professionnels de santé à respecter leurs obligations contractuelles et ont promis un processus transparent pour signaler les infractions, dans le cadre des efforts continus de l'Algérie pour réformer et renforcer son infrastructure de santé publique.