L'Algérie a organisé des élections législatives le 2 juillet 2026, avec un taux de participation officiel d'environ 30%, un niveau historiquement bas depuis l'indépendance. Cette faible participation a été largement interprétée comme un signe de désillusion du public envers le processus politique, bien que le gouvernement ait souligné que les élections étaient libres et équitables.
Selon l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), la participation a été de 30,2%, contre 40,3% lors des élections de 2021. Le Front de libération nationale (FLN) au pouvoir et ses alliés ont conservé la majorité à l'Assemblée populaire nationale, mais les partis d'opposition et la société civile ont contesté la légitimité des résultats compte tenu de la faible participation.
Les analystes attribuent cette faible participation à une combinaison de facteurs, notamment les difficultés économiques, l'apathie politique et un manque de confiance dans le système électoral. Le gouvernement s'est engagé à répondre à ces préoccupations, mais les critiques estiment que des réformes plus profondes sont nécessaires pour restaurer la confiance du public.
Les observateurs internationaux ont noté que les élections étaient techniquement bien organisées mais ont exprimé des inquiétudes quant au manque de concurrence politique réelle. La mission d'observation de l'Union européenne a appelé à un dialogue politique plus inclusif pour remédier aux causes profondes du désengagement des électeurs.