L'Algérie a consolidé sa position de fournisseur clé de gaz naturel pour l'Europe, alors que le continent cherche à diversifier ses sources d'énergie depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. La société nationale Sonatrach a signé plusieurs accords d'approvisionnement avec des partenaires européens, notamment l'Italie, pour augmenter les livraisons par gazoduc.
En 2023, l'Algérie est devenue le troisième plus grand fournisseur de gaz par pipeline de l'Union européenne, après la Norvège et la Russie, selon les données d'Eurostat. Le pays exporte principalement via le gazoduc Trans-Méditerranée vers l'Italie et le gazoduc Medgaz vers l'Espagne. Bien que les exportations aient considérablement augmenté par rapport à 2021, l'Algérie rencontre des difficultés pour accroître sa production en raison d'infrastructures vieillissantes et d'une forte consommation nationale.
Le rôle de l'Algérie en Afrique de l'Ouest reste plus limité, se concentrant principalement sur l'approvisionnement des pays voisins comme la Tunisie et le Maroc via des gazoducs de petite capacité. Bien qu'elle détienne les dixièmes plus grandes réserves prouvées de gaz au monde, son potentiel en tant qu'exportateur majeur vers l'Afrique subsaharienne est limité par le manque d'infrastructures régionales de pipelines et des priorités nationales concurrentes.
Son importance stratégique pour l'Europe devrait persister à moyen terme pendant la transition énergétique de l'UE. Cependant, la demande à long terme de gaz algérien en Europe est incertaine en raison des objectifs ambitieux de l'Union en matière d'énergies renouvelables et de décarbonation.