Les universités marocaines expérimentent de plus en plus l'intelligence artificielle (IA) pour aider à noter les travaux des étudiants, soulevant des questions sur la fiabilité et l'équité de tels systèmes. En mai 2026, plusieurs établissements ont piloté des outils d'IA pour les examens à choix multiples et la notation des dissertations, mais la mise en œuvre complète reste limitée.
Selon un rapport de 2025 du ministère marocain de l'Enseignement supérieur, les systèmes de notation basés sur l'IA ont montré des taux de précision de 85 à 90 % pour les tests objectifs, mais les performances chutent considérablement pour les évaluations subjectives comme les dissertations. Les critiques soutiennent que l'IA peut ne pas capturer les nuances, la créativité ou le contexte culturel, désavantageant potentiellement les étudiants de divers horizons.
En réponse, le ministère a souligné que l'IA est destinée à être un outil supplémentaire, et non un remplacement des évaluateurs humains. Un projet pilote de 2026 à l'Université Mohammed V de Rabat a révélé que la combinaison de l'IA avec une révision humaine réduisait le temps de notation de 30 % tout en maintenant la cohérence.
Cependant, des groupes d'étudiants ont exprimé des préoccupations concernant la transparence et les biais. Un sondage de 2025 du Syndicat national des étudiants marocains a révélé que 62 % des répondants craignaient que l'IA n'évalue pas équitablement leur travail. Le ministère s'est engagé à publier des lignes directrices d'ici fin 2026 pour résoudre ces problèmes.