Le premier sommet africain jamais consacré aux maladies fongiques s'est conclu à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 18 mars 2026, par un appel pressant à l'action. L'événement, organisé par l'ONG Global Action For Fungal Infections (GAFFI) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a réuni des ministres de la santé, des experts et des parties prenantes de tout le continent.
Les participants ont souligné le lourd fardeau que représentent les maladies fongiques en Afrique, souvent mal diagnostiquées ou négligées. Des affections comme la méningite cryptococcique, l'aspergillose et l'asthme fongique touchent des millions de personnes mais se heurtent à des lacunes critiques en matière de diagnostics et de traitements abordables.
Le sommet a abouti à un engagement multipartite, connu sous le nom d'Engagement d'Addis-Abeba, visant à renforcer les systèmes de surveillance continentaux, à renforcer les capacités des laboratoires et des agents de santé, et à améliorer l'accès aux diagnostics essentiels et aux médicaments antifongiques. Un axe majeur est l'intégration de la prise en charge des maladies fongiques dans les programmes nationaux de santé existants pour le VIH, la tuberculose et le diabète.
Le Dr Justin Beardsley de GAFFI a déclaré que le sommet marquait un "tournant" dans la reconnaissance des infections fongiques comme priorité. Le Directeur général d'Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, a souligné que le renforcement des systèmes pour les maladies fongiques améliorera la préparation générale aux pandémies et la sécurité sanitaire en Afrique.