Les États africains devraient lever 155 milliards de dollars de dette commerciale en 2026, un niveau record en hausse par rapport aux 140 milliards estimés pour 2025, selon un rapport de S&P Global Ratings. La mécanique principale de cet endettement est le refinancement de la dette passée, une part significative des nouvelles émissions y étant consacrée.
Le rapport, publié en mars 2026, souligne que le fardeau de la dette du continent reste un défi critique. Si certains pays ont retrouvé un accès aux marchés, le coût élevé de l'emprunt et des conditions financières mondiales tendues continuent de peser sur les budgets publics. S&P note qu'une large part des échéances de dette à venir est libellée en devises étrangères, exposant les nations à des risques de change.
Ce niveau d'endettement soutenu révèle des pressions fiscales persistantes à travers la région. Les analystes avertissent qu'en l'absence d'une reprise correspondante de la croissance économique et des recettes, les risques de soutenabilité de la dette s'intensifieront pour plusieurs pays africains dans les années à venir.