Au moins 326 travailleurs humanitaires ont été tués en 2025, a rapporté le chef des affaires humanitaires des Nations Unies, dans le cadre d'un bilan plus large dépassant 1 000 morts parmi le personnel d'aide au cours des trois dernières années. Ces chiffres soulignent une crise croissante de violence contre ceux qui fournissent une assistance vitale dans les zones de conflit.
Le chef humanitaire de l'ONU, Tom Fletcher, a condamné ces meurtres comme "un symptôme d'un monde sans loi, belliqueux, égoïste et violent", appelant les États membres et les parties belligérantes à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire pour protéger les travailleurs humanitaires civils.
La majorité des victimes parmi les travailleurs humanitaires ces dernières années ont été enregistrées dans des zones de conflit actif, Gaza figurant parmi les environnements les plus meurtriers pour le personnel humanitaire. L'ONU et les organisations humanitaires ont à plusieurs reprises réclamé des comptes pour les attaques contre les travailleurs humanitaires, qui peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international.
Les Nations Unies ont exhorté toutes les parties aux conflits armés à distinguer les combattants des civils, y compris les travailleurs humanitaires, et à garantir un accès sûr et sans entrave pour la distribution de l'aide. Les organisations humanitaires avertissent que la hausse du bilan des morts dissuade les efforts de secours et prive les populations vulnérables d'une assistance essentielle.