Le 10 juin 2026, des représentants de 17 pays africains se sont réunis à Marrakech, au Maroc, pour un atelier visant à renforcer les mécanismes d'appels d'offres dans le domaine des énergies renouvelables. L'événement a été organisé par l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN) en partenariat avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), l'agence de coopération allemande GIZ, l'Agence française de développement (AFD) et l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
L'atelier s'est concentré sur le partage des meilleures pratiques pour concevoir et mettre en œuvre des processus d'appels d'offres compétitifs pour les projets solaires, éoliens et autres énergies renouvelables. Selon l'IRENA, les enchères compétitives ont joué un rôle clé dans la baisse des coûts des énergies renouvelables à l'échelle mondiale, avec une chute des prix du photovoltaïque solaire de 89 % entre 2010 et 2025.
Les participants comprenaient des responsables énergétiques de pays tels que le Kenya, le Nigeria, le Sénégal et l'Éthiopie, entre autres. Les discussions ont souligné la nécessité de cadres d'appels d'offres transparents et standardisés pour attirer les investissements privés et accélérer la transition énergétique sur le continent.
MASEN, qui a géré avec succès le complexe solaire Noor Ouarzazate au Maroc, a partagé son expérience dans la structuration de grands appels d'offres pour les énergies renouvelables. L'événement a également abordé des défis tels que l'intégration au réseau, le financement et les exigences de contenu local.
Cette réunion s'inscrit dans l'objectif de l'Agenda 2063 de l'Union africaine visant à garantir un accès universel aux services énergétiques modernes. En 2026, la capacité d'énergie renouvelable de l'Afrique a considérablement augmenté, mais le continent représente encore moins de 3 % des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables, selon la Banque mondiale.