Le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer a décliné une demande de l'ancien président américain Donald Trump de contribuer par des navires de guerre à une force navale alliée dans le détroit d'Hormuz. Cette demande, rendue publique début mars 2026, a été présentée par Trump comme un "effort d'équipe" pour sécuriser ce point de passage stratégique du pétrole, dans un contexte de fortes tensions régionales.
Le gouvernement britannique a confirmé sa position, affirmant que s'il reste engagé en faveur de la liberté de navigation, ses priorités stratégiques actuelles et ses engagements navals ailleurs empêchent un tel déploiement. Un porte-parole du gouvernement a souligné que les efforts diplomatiques en cours pour désamorcer les tensions dans la région restent la voie privilégiée.
D'autres alliés européens, dont la France et l'Allemagne, ont également exprimé leur réticence à rejoindre une coalition navale dirigée par les États-Unis selon les termes proposés. Les analystes notent que ce refus met en lumière une divergence persistante des priorités stratégiques entre certains membres de l'OTAN et l'administration américaine, notamment concernant l'engagement militaire au Moyen-Orient.
Le détroit d'Hormuz reste un point de friction, avec environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole qui y transite. Le Royaume-Uni maintient actuellement une présence navale limitée dans la région dans le cadre d'opérations de longue date, mais a exclu un renforcement significatif en réponse à l'appel de Trump.