Les prix du pétrole se sont modérés en début de séance lundi 17 mars 2026, reculant par rapport aux récents sommets plurimestriels. Le baril de Brent s'échangeait aux alentours de 104,50 dollars, en baisse par rapport à un pic supérieur à 105 dollars. Le marché évalue les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, notamment concernant les exportations pétrolières de l'Iran et la sécurité régionale.
Les craintes sur l'approvisionnement persistent alors que l'Iran continue d'augmenter sa production et ses exportations de pétrole, ajoutant des barils à un marché mondial déjà sous tension en raison des réductions de production de l'OPEP+. Les analystes notent qu'une offre iranienne accrue, si elle se maintient, pourrait contribuer à détendre le marché, mais reste une source de volatilité en raison du risque de sanctions renforcées ou de conflit régional.
Ajoutant à l'attention du marché, l'ancien président américain Donald Trump, dans un récent discours de campagne, a appelé les nations alliées à aider à sécuriser le détroit d'Hormuz, un point de passage crucial pour les expéditions mondiales de pétrole. « Nous ne devrions pas patrouiller seuls dans le détroit d'Hormuz », a déclaré Trump, exhortant d'autres pays à contribuer avec des moyens navals. Cette rhétorique a accru la sensibilité du marché à la vulnérabilité de cette voie maritime stratégique.
Le mouvement des prix reflète un équilibre entre la pression baissière de l'offre iranienne accrue et la prime de risque haussière associée aux perturbations potentielles dans le détroit d'Hormuz. Les traders attendent de nouveaux développements sur ces deux fronts, le sentiment général du marché restant prudent.