Politique

Le collectif Némésis accusé de récupérer la lutte des femmes iraniennes

Le groupe d'extrême droite Némésis critiqué pour avoir instrumentalisé les manifestations des femmes iraniennes.

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Le collectif d'extrême droite Némésis, créé en 2019 dans la mouvance identitaire et néofasciste, fait l'objet de vives critiques pour avoir instrumentalisé le mouvement des femmes iraniennes afin de promouvoir son agenda nationaliste. Malgré leur façade de défenseurs de la libération féminine, les détracteurs dénoncent un détournement des manifestations iraniennes à des fins de propagande anti-immigration.

Fondé par des militants aux liens documentés avec des mouvements extrémistes, Némésis tente de se repositionner comme une organisation féministe tout en maintenant ses connexions avec des réseaux ultra-nationalistes européens. Les campagnes du groupe sur les réseaux sociaux mettent régulièrement en avant le sort des femmes iraniennes sous le régime autoritaire, mais les analystes soulignent que ces messages dérivent systématiquement vers des discours anti-musulmans et xénophobes.

Les organisations de défense des droits des femmes condamnent cette récupération de causes féministes légitimes par un groupe qui prône simultanément des politiques nuisant aux femmes réfugiées fuyant l'oppression qu'il prétend combattre. Les militantes iraniennes dénoncent particulièrement cette solidarité sélective, pointant la contradiction entre soutenir les femmes iraniennes à l'étranger tout en s'opposant aux politiques d'asile qui pourraient les aider.

Cette polémique illustre les préoccupations grandissantes concernant l'exploitation des crises humanitaires et des mouvements de justice sociale par les groupes extrémistes pour normaliser leurs idéologies, utilisant la souffrance réelle comme outil de propagande sans apporter de soutien concret aux communautés qu'ils prétendent défendre.

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