Les élections locales françaises, qui se sont tenues les 15 et 22 mars 2026, ont abouti à une carte politique très fragmentée, reflétant de profondes divisions nationales. Le Rassemblement National (RN) a réalisé des percées significatives, notamment dans les petites communes et les zones rurales, profitant du mécontentement envers le gouvernement central. Le parti n'a toutefois pas réussi à remporter la mairie d'une grande capitale régionale, ce qui souligne un obstacle persistant à ses ambitions nationales.
À gauche, la coalition du Nouveau Front Populaire, qui rassemble La France Insoumise (LFI), les Socialistes et les Écologistes, a obtenu de bons résultats dans plusieurs grandes villes. Dans un résultat notable, la candidate LFI à Lille, Léa Fillette, serait au coude-à-coude avec la maire sortante de centre-gauche, Martine Aubry, selon les premières estimations du ministère de l'Intérieur. Ceci signale un possible bouleversement dans des bastions traditionnels de la gauche.
La coalition au pouvoir d'Ensemble, du président Gabriel Attal, a subi des pertes substantielles, perdant des centaines de sièges de conseillers municipaux à travers le pays. Les résultats sont largement interprétés comme un désaveu à mi-mandat des politiques du gouvernement national, avec une participation électorale d'environ 62 %, légèrement supérieure à celle des précédentes élections locales. Ce scrutin prépare un climat politique tendu en vue de l'élection présidentielle de 2027.