Les autorités iraniennes font pression sur des footballeuses ayant fait défection lors d'un tournoi en Australie pour qu'elles retournent dans le pays, selon des rapports de groupes de défense des droits humains et de médias de la diaspora. Les joueuses, dont les noms n'ont pas été officiellement divulgués, auraient demandé l'asile après avoir concouru en Australie plus tôt cette année.
Des sources, dont Iran International, indiquent que des membres de la famille des athlètes en Iran ont été convoqués et intimidés par les forces de sécurité pour forcer le retour des joueuses. Cela s'inscrit dans un schéma plus large où l'Iran a pris pour cible des athlètes et leurs familles à la suite de défections ou d'actes de protestation.
Par ailleurs, une récente vague d'arrestations à travers l'Iran a été signalée par des organisations de défense des droits humains. L'Organisation Hengaw pour les droits de l'homme a fait état de centaines de détentions au cours des deux dernières semaines, ciblant souvent les femmes pour des violations présumées de la loi sur le port obligatoire du hijab. Cette situation souligne les tensions persistantes entre l'État et certaines franges de la population, notamment concernant les droits des femmes.
La pression exercée sur les footballeuses met en lumière les risques encourus par les athlètes iraniens, en particulier les femmes, qui choisissent de s'exprimer ou de quitter le pays. Les instances sportives internationales ont déjà exprimé leur inquiétude quant au traitement réservé aux athlètes par les autorités iraniennes.