Le président de la Commission fédérale des communications (FCC), Brendan Carr, fait face à des critiques de la part de législateurs démocrates et de défenseurs de la liberté d'expression pour des commentaires suggérant que les licences des diffuseurs pourraient être contestées en raison de leur couverture médiatique. La controverse découle de remarques faites par Carr, un commissaire républicain, concernant les décisions éditoriales des grands réseaux.
Dans une déclaration publique et des apparitions médiatiques, Carr a soutenu que les diffuseurs qui, selon lui, suppriment ou déforment délibérément des reportages pourraient faire face à des contestations de renouvellement de licence auprès de la FCC. Il a cité spécifiquement la couverture de questions comme les origines du COVID-19 et le contenu d'un ordinateur portable appartenant à Hunter Biden comme exemples de ce qu'il a qualifié de "censure par omission".
Le commissaire démocrate de la FCC, Geoffrey Starks, a répondu en déclarant que le rôle de la FCC n'était pas d'agir comme "la police des salles de rédaction de la nation". Plusieurs membres démocrates du Congrès, dont le sénateur Ed Markey et le représentant Frank Pallone, ont publié des déclarations condamnant la position de Carr comme une attaque contre le Premier Amendement et un abus de pouvoir "totalitaire" du gouvernement dans la liberté de la presse.
Des experts juridiques notent que si les licences de diffusion sont soumises à des obligations d'intérêt public, la FCC a historiquement évité la régulation basée sur le contenu en raison des protections du Premier Amendement. La dernière fois qu'une licence de diffusion a été révoquée pour le contenu de sa programmation remonte aux années 1970. Le débat actuel met en lumière les tensions persistantes sur la régulation des médias, la désinformation et les principes de liberté d'expression.