Des personnalités politiques belges débattent publiquement de la possibilité de renouer avec la Russie pour sécuriser des approvisionnements énergétiques moins chers. Cette discussion fait suite aux commentaires de dirigeants soulignant les pressions économiques persistantes dues aux coûts élevés de l'énergie.
Bart De Wever, le président de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), a précédemment exprimé une position pragmatique, suggérant que l'Europe doit à terme trouver un moyen de coexister avec la Russie. Il a toutefois précisé que cela ne signifiait pas une normalisation immédiate des relations ou une ignorance des sanctions, mais plutôt une nécessité stratégique à long terme.
En réponse, l'ancien Premier ministre Elio Di Rupo du Parti socialiste a critiqué de telles positions. Di Rupo estime que prôner un accord avec la Russie est une manière d'éviter l'intervention nécessaire de l'État et les investissements dans des sources d'énergie alternatives et la régulation du marché dans le cadre européen.
Le débat se déroule dans le contexte des sanctions soutenues de l'UE contre la Russie suite à son invasion de l'Ukraine. La Commission européenne et les États membres poursuivent des politiques visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles russes par la diversification et le Pacte vert.
Les analystes notent que si le coût de l'énergie reste un enjeu politique majeur en Belgique et en Europe, un revirement politique important en faveur de la Russie reste très improbable tant que les conditions géopolitiques actuelles et le régime de sanctions de l'UE persistent.