Les syndicats d'enseignants du Zimbabwe menacent de reprendre la grève, accusant le gouvernement de renier un accord salarial conclu en 2024. L'Association des enseignants du Zimbabwe (ZIMTA) et le Syndicat progressiste des enseignants du Zimbabwe (PTUZ) affirment que les ajustements salariaux promis pour compenser le coût de la vie n'ont pas été appliqués, les salaires étant érodés par une forte inflation.
Le conflit porte sur un protocole d'accord signé en octobre 2024, suite à des grèves antérieures. Les syndicats estiment que le gouvernement, dirigé par le ministre des Finances Mthuli Ncube, n'a pas respecté ses engagements. Le taux d'inflation annuel officiel était de 47,6 % en février 2026, ce qui affecte considérablement le pouvoir d'achat.
Les syndicats ont lancé des ultimatums au gouvernement, exécutant l'accord de 2024. Ils avertissent que l'échec à répondre à leurs revendications entraînera une grève, susceptible de perturber le trimestre scolaire. Le gouvernement a invoqué par le passé des contraintes budgétaires, mais n'a pas émis de nouvelle déclaration sur les demandes syndicales spécifiques fin mars 2026.
Cette grève potentielle souligne les tensions persistantes entre les fonctionnaires et le gouvernement sur les salaires, un problème récurrent dans l'économie zimbabwéenne. La dernière grande grève des enseignants pour les salaires remonte à 2022.