L'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné vendredi 12 juin 2026 pour avoir ordonné à des drones militaires de survoler la Corée du Nord dans le but d'escalader les tensions sur la péninsule coréenne divisée et de créer un prétexte pour déclarer la loi martiale. Le verdict a été rendu par le tribunal central du district de Séoul.
Selon les documents judiciaires, Yoon a autorisé des vols de drones au-dessus du territoire nord-coréen au début de 2025, violant ainsi l'accord d'armistice et augmentant les tensions militaires. Les procureurs ont soutenu que Yoon visait à créer une crise qui lui permettrait d'imposer la loi martiale et de consolider son pouvoir.
Le tribunal a reconnu Yoon coupable d'abus de pouvoir et de violation de la loi sur la sécurité nationale. Il a été condamné à 15 ans de prison. L'équipe juridique de Yoon a annoncé son intention de faire appel de la décision.
Cette affaire marque un moment important dans l'histoire politique sud-coréenne, car elle implique un ancien président condamné pour des actions qui ont menacé la sécurité nationale et la stabilité régionale. Le verdict a suscité des réactions mitigées, les partisans de Yoon dénonçant une persécution politique et les opposants saluant l'État de droit.