Le président chinois Xi Jinping a rompu des semaines de silence public sur le conflit au Moyen-Orient, s'exprimant deux fois en une semaine pour appeler à la désescalade de la guerre en Iran. Selon les médias d'État, Xi a plaidé pour la retenue et le dialogue, soulignant la nécessité de protéger la sécurité énergétique et la stabilité régionale.
Les analystes suggèrent que ce changement reflète une pression croissante liée aux risques énergétiques, alors que le conflit perturbe les approvisionnements pétroliers. La Chine, premier importateur mondial de pétrole, dépend fortement du brut moyen-oriental. La guerre a fait grimper les prix mondiaux du pétrole, menaçant la reprise économique chinoise.
Les remarques de Xi ont eu lieu lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Ebrahim Raisi et d'une réunion avec le ministre des Affaires étrangères saoudien. Il a réitéré le soutien de la Chine à un cessez-le-feu et à une solution à deux États pour la question israélo-palestinienne, sans annoncer de plan de paix spécifique.
Pékin a maintenu une position prudente, équilibrant ses liens avec l'Iran et les États arabes du Golfe. Le conflit a mis à l'épreuve l'approche diplomatique chinoise, alors qu'elle cherche à projeter son influence sans implication militaire directe.