Le dernier 'Rapport de suivi de la situation économique au Maroc' de la Banque mondiale, publié en juillet 2026, prévoit une croissance du PIB réel de 4,9 % pour l'année. Le rapport, produit par l'unité MENA du département de la Politique économique de la Banque mondiale, souligne une solide performance macroéconomique tirée par l'agriculture, les exportations et la reprise touristique.
Cependant, le rapport note que cette croissance ne s'est pas traduite par des améliorations tangibles pour les ménages marocains. L'inflation, bien qu'en modération par rapport aux pics de 2025, reste élevée à environ 3,2 % à la mi-2026, érodant le pouvoir d'achat. Le chômage, en particulier chez les jeunes (15-24 ans), s'établit à 22,5 %, selon les données du rapport.
La Banque mondiale attribue le décalage entre la croissance du PIB et le bien-être des ménages à des problèmes structurels : faible taux d'activité (45 %), important secteur informel (estimé à 60 % de l'emploi) et inégalités régionales persistantes. Le rapport recommande des politiques visant à stimuler la création d'emplois dans le secteur privé, améliorer la transition de l'éducation vers l'emploi et renforcer la protection sociale.
Le déficit budgétaire du Maroc devrait se réduire à 4,1 % du PIB en 2026, contre 4,8 % en 2025, soutenu par des réformes fiscales et une rationalisation des subventions. La dette publique reste élevée à 72 % du PIB, mais le rapport la considère comme soutenable compte tenu de l'accès du pays aux marchés internationaux et du soutien continu des donateurs.