Le gazoduc Nigeria-Maroc, également connu sous le nom de gazoduc africain-atlantique, est un projet d'infrastructure majeur visant à transporter du gaz naturel du Nigeria vers le Maroc et ensuite vers l'Europe. Selon la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le gazoduc s'étendra sur environ 5 600 kilomètres, traversant 13 pays d'Afrique de l'Ouest. En juillet 2026, le projet est en phase avancée de planification et d'étude de faisabilité, avec des protocoles d'accord signés entre le Nigeria, le Maroc et plusieurs nations de transit.
Le gazoduc vise à valoriser les vastes réserves de gaz naturel du Nigeria, parmi les plus importantes d'Afrique, tout en fournissant une source d'énergie fiable à des pays comme le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Le projet devrait réduire le torchage du gaz au Nigeria et soutenir la transition énergétique de la région. L'Union européenne a exprimé son intérêt pour le gazoduc comme moyen de diversifier ses importations de gaz, notamment après la crise énergétique de 2022.
Les principaux défis incluent le financement, estimé à plus de 25 milliards de dollars, et les préoccupations sécuritaires dans la région du Sahel. Cependant, la Banque africaine de développement et d'autres prêteurs internationaux ont montré leur soutien. Le gazoduc devrait être opérationnel d'ici 2030, sous réserve des décisions finales d'investissement. Cette initiative pourrait transformer le paysage énergétique de l'Afrique de l'Ouest, favorisant l'intégration économique et réduisant la pauvreté énergétique.