Le vice-président américain JD Vance s'est rendu en Hongrie pour rencontrer le Premier ministre Viktor Orbán, profitant de cette visite pour exprimer son soutien politique au dirigeant hongrois à l'approche d'une élection importante. Cette visite a mis en lumière la proximité idéologique entre l'administration Trump et le gouvernement d'Orbán, tous deux défenseurs de politiques nationalistes et conservatrices.
Le déplacement de Vance a suscité une attention considérable de la part des alliés européens, qui critiquent depuis longtemps le style de gouvernance d'Orbán, son rapport à l'état de droit et les liens de plus en plus étroits de la Hongrie avec la Russie. L'Union européenne est en conflit permanent avec Budapest concernant le recul démocratique et la liberté des médias.
La visite a été perçue comme une intervention notable d'un haut responsable américain dans la politique intérieure européenne. Les critiques ont soutenu que le soutien de Vance à Orbán pouvait être interprété comme une prise de position des États-Unis dans le processus électoral interne d'un État membre de l'UE. Les partisans de cette démarche l'ont présentée comme l'expression naturelle de valeurs partagées entre les deux gouvernements.
Le paysage politique hongrois est dominé par le parti Fidesz d'Orbán depuis plus d'une décennie, bien que les mouvements d'opposition aient gagné en importance ces dernières années. Le calendrier de la visite de Vance, quelques jours seulement avant un scrutin décisif, a amplifié sa portée politique, tant en Hongrie qu'à l'échelle du continent européen.