Le vice-président américain JD Vance a révélé le 26 juin 2026 que le canal de déconfliction convenu entre Washington et Téhéran lors de pourparlers en Suisse le week-end dernier inclut des représentants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et du Commandement central de l'armée américaine (CENTCOM) à Doha, au Qatar. Vance a fait ces remarques lors d'un point de presse, déclarant que la cellule est opérationnelle et que les deux parties sont « en train de traîner » dans la même pièce pour éviter une escalade accidentelle.
Le mécanisme de déconfliction a été établi pour gérer d'éventuelles confrontations militaires au Moyen-Orient, en particulier dans le golfe Persique et les régions environnantes. Vance a souligné que l'arrangement est informel et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique directe, mais sert de mesure pratique pour éviter les malentendus. Les pourparlers en Suisse auraient été facilités par des médiateurs omanais et qataris.
Ni les CGRI ni le CENTCOM n'ont officiellement commenté l'arrangement. Cependant, les analystes notent que de tels canaux ont été utilisés par le passé, notamment pendant la période 2020-2021, pour désamorcer les tensions. L'inclusion de représentants des CGRI est notable étant donné que les États-Unis ont désigné les CGRI comme organisation terroriste étrangère depuis 2019.
Ce développement intervient dans le cadre de négociations indirectes en cours entre les États-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire iranien et les activités régionales. La cellule de déconfliction est considérée comme une mesure de confiance, bien qu'aucun autre détail sur sa portée ou sa durée n'ait été divulgué.