Des rapports récents indiquent que les États-Unis pourraient être intervenus sur le marché des changes pour soutenir le yen japonais, mais en vendant des euros plutôt que des dollars américains. Cette stratégie, selon les analystes, aurait été choisie pour éviter d'affecter directement le marché sensible des bons du Trésor américain.
L'intervention présumée intervient alors que le yen subit une pression persistante, se négociant près de ses plus bas niveaux depuis des décennies face au dollar. En vendant des euros, les États-Unis pourraient théoriquement affaiblir l'euro et renforcer le yen sans vendre leur propre monnaie, évitant ainsi tout impact direct sur les rendements des bons du Trésor.
Cependant, ces rapports restent non confirmés, et les sources officielles n'ont pas commenté la question. Les acteurs du marché surveillent de près tout signe d'action coordonnée entre les États-Unis et le Japon, surtout compte tenu des implications potentielles pour les marchés des changes mondiaux.
Si cela se confirme, il s'agirait d'une décision inhabituelle, car les États-Unis ont historiquement été réticents à intervenir sur les marchés des changes. L'utilisation d'euros soulignerait également la complexité des politiques monétaires internationales en période d'incertitude économique élevée.