Suite à des premiers rapports médiatiques, des responsables américains ont précisé que le président colombien Gustavo Petro n'est la cible d'aucune enquête pénale des autorités américaines. Cette clarification fait suite à un article du New York Times publié le 21 mars 2026, indiquant que deux enquêtes fédérales américaines distinctes examinaient les liens potentiels entre des proches du président Petro et des violations présumées du financement de campagne liées à des produits du trafic de drogue.
Selon le rapport, une enquête, menée par des procureurs du district sud de New York, examine si de l'argent provenant du trafic de drogue a été utilisé pour financer la campagne présidentielle de Petro en 2022. Une seconde enquête, supervisée par le bureau du procureur des États-Unis pour le district de Columbia, porterait sur la question de savoir si le fils de Petro, Nicolás Petro, et son ancienne chef de cabinet, Laura Sarabia, ont reçu de l'argent de trafiquants de drogue.
En réponse à ces rapports, un porte-parole du département d'État américain a déclaré que les États-Unis maintiennent un partenariat solide avec la Colombie et respectent ses processus démocratiques. Le président Petro a publiquement nié tout acte répréhensible, qualifiant ces allégations d'attaque politique. Le bureau du procureur général colombien a également ouvert sa propre enquête sur les allégations de financement de campagne.
Cette situation met en lumière les préoccupations persistantes concernant l'influence de l'argent du trafic de drogue dans la politique colombienne. Les autorités américaines et colombiennes continuent de collaborer sur les questions de sécurité, bien que ces enquêtes spécifiques restent actives et soient menées de manière indépendante par des procureurs fédéraux américains.