Le lieutenant-général espagnol à la retraite Juan Montenegro, qui a représenté l'Espagne aux comités militaires de l'OTAN et de l'UE de 2018 à 2021, a averti qu'un départ forcé de l'Alliance atlantique est inenvisageable. Dans une interview récente, il a déclaré que les États-Unis pourraient offrir la base aérienne de Morón au Maroc comme mesure punitive si l'Espagne quittait l'OTAN.
Montenegro a souligné qu'un tel scénario serait un désastre stratégique pour l'Espagne, car Morón est une base clé pour les opérations américaines en Afrique et en Méditerranée. Il a noté que les États-Unis cherchent depuis longtemps à étendre leur empreinte militaire en Afrique du Nord, et que le Maroc serait un partenaire volontaire.
Ces commentaires interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre l'Espagne et le Maroc sur des questions telles que le Sahara occidental et la migration. Cependant, aucun communiqué officiel du gouvernement américain ou espagnol n'a confirmé un tel plan. Le ministère espagnol de la Défense a refusé de commenter les remarques de Montenegro.
La base aérienne de Morón, située près de Séville, accueille une présence militaire américaine permanente dans le cadre d'un accord bilatéral. Tout transfert de la base nécessiterait des négociations complexes et ferait probablement face à une forte opposition de la part des parties prenantes espagnoles et internationales.