De hauts responsables américains et iraniens se sont réunis à Oman le samedi 12 avril 2026 pour un nouveau cycle de négociations indirectes visant à résoudre le différend de longue date sur le programme nucléaire iranien. Ces pourparlers, facilités par des médiateurs omanais, représentent un effort diplomatique important pour réduire les tensions entre Washington et Téhéran.
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff a dirigé la délégation américaine, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi représentait Téhéran. Les deux parties ne se sont pas rencontrées directement, les officiels omanais faisant la navette entre les délégations — un format cohérent avec les précédents cycles d'engagement indirect entre les deux pays.
Ces discussions interviennent dans un contexte de pression accrue de l'administration Trump, qui a menacé de réimposer des sanctions économiques maximales et n'a pas exclu une action militaire si la diplomatie échoue. L'Iran, de son côté, a insisté sur le fait que tout accord doit garantir son droit à enrichir de l'uranium à des fins civiles, une ligne rouge qui complique la conclusion d'un accord final.
Aucune percée n'a été annoncée à l'issue de la session de samedi, bien que les deux parties aient décrit l'atmosphère comme constructive. De nouveaux cycles de pourparlers sont attendus dans les semaines à venir. L'issue de ces négociations est suivie de près par les alliés américains au Moyen-Orient et en Europe, ainsi que par les marchés énergétiques mondiaux sensibles à toute escalade impliquant l'Iran.