Le 20 mai 2026, le département de la Justice des États-Unis a émis un acte d'accusation fédéral contre l'ancien président cubain Raúl Castro et cinq autres hauts responsables cubains. Les accusations incluent le trafic de drogue, le blanchiment d'argent et les violations des droits de l'homme, marquant une escalade significative dans la campagne de pression de l'administration Trump contre le gouvernement communiste de Cuba.
L'acte d'accusation, rendu public dans un tribunal fédéral de Washington, D.C., allègue que Castro et ses coaccusés ont participé à un complot de plusieurs décennies visant à faire entrer de la cocaïne aux États-Unis et à réprimer la dissidence politique à Cuba. Les autres personnes inculpées comprennent des membres actuels et anciens des services militaires et de renseignement cubains.
Cette action fait suite à une série de sanctions et de mesures diplomatiques prises par l'administration Trump depuis 2017, notamment le rétablissement des restrictions de voyage et la désignation de Cuba comme État sponsor du terrorisme. L'acte d'accusation est considéré comme une action juridique sans précédent contre un ancien chef d'État d'un pays avec lequel les États-Unis n'ont pas de traité d'extradition formel.
Les responsables cubains ont dénoncé l'acte d'accusation comme étant motivé politiquement et une violation du droit international. Le gouvernement cubain n'a pas encore émis de réponse officielle, mais les analystes s'attendent à une escalade rhétorique marquée de la part de La Havane.