Le 1er mai 2026, la Cour d'appel du Cinquième Circuit a rendu une décision rétablissant temporairement l'obligation de se procurer la pilule abortive mifépristone en personne, plutôt que par courrier. Cette décision restreint l'accès par correspondance au médicament, qui avait été élargi pendant la pandémie de COVID-19.
L'ordonnance de la cour s'applique à plusieurs États, dont le Texas, la Louisiane et le Mississippi, où l'affaire a été intentée. La décision fait partie d'un litige en cours contestant l'approbation et la réglementation de la mifépristone par la FDA, utilisée dans les avortements médicamenteux.
L'administration Biden a indiqué qu'elle ferait appel de la décision, arguant que l'obligation de présence impose un fardeau inutile aux patientes, en particulier dans les zones rurales. L'affaire devrait être portée devant la Cour suprême.
Les experts médicaux notent que la mifépristone a un long bilan de sécurité, avec des complications graves survenant dans moins de 1 % des cas. La FDA avait levé l'obligation de délivrance en personne en 2021, citant des preuves que le médicament pouvait être utilisé en toute sécurité via la télémédecine et la vente par correspondance.
La décision n'affecte pas la disponibilité de la mifépristone dans les cliniques ou les hôpitaux, mais elle limite l'option de recevoir le médicament par courrier, qui était devenue de plus en plus courante.