Une récente enquête nutritionnelle coordonnée par les Nations Unies a révélé des niveaux exceptionnellement faibles de malnutrition aiguë chez les enfants de la bande de Gaza, remettant en question les avertissements précédents de famine. L'enquête, menée sous le cluster nutrition dirigé par l'UNICEF, a rapporté des taux bien en dessous du seuil d'urgence de 15% utilisé pour déclarer une famine.
Les résultats, publiés début août 2026, indiquent que la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans était inférieure à 1%, un chiffre qui contraste fortement avec les projections antérieures de famine imminente. L'enquête a couvert plusieurs endroits à Gaza et s'est basée sur des mesures du périmètre brachial, une méthode standard pour évaluer la malnutrition.
Les responsables humanitaires avertissent que ces résultats ne diminuent pas les besoins humanitaires sévères à Gaza, notamment l'insécurité alimentaire généralisée et le manque d'eau potable. Cependant, les données suggèrent que les conditions de famine prédites par certains experts ne se sont pas matérialisées, du moins dans les zones enquêtées.
L'enquête a suscité des réactions mitigées, certaines agences d'aide remettant en question sa méthodologie et d'autres appelant à une vigilance continue. L'ONU et ses partenaires soulignent qu'un accès humanitaire soutenu est essentiel pour prévenir une détérioration des niveaux de nutrition.