Le 30 octobre 2024, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 2797 concernant le Sahara occidental. La résolution, adoptée avec 13 voix pour et 2 abstentions (Mozambique et Russie), réaffirme l'engagement de l'ONU en faveur d'une solution politique au différend. Elle relève du Chapitre VI de la Charte des Nations Unies, qui traite du règlement pacifique des différends, et prolonge le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu'au 31 octobre 2025.
L'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Omar Hilale, a qualifié la résolution de 'verdict politique sans précédent' et de 'feuille de route pour clore définitivement le différend.' Il a souligné que la résolution traite la question du Sahara occidental exclusivement sous le Chapitre VI, qui se concentre sur le règlement pacifique et le maintien de la paix et de la sécurité internationales, plutôt que sous le Chapitre VII, qui permet des actions coercitives.
La résolution ne mentionne pas de référendum sur l'autodétermination, une demande clé du Front Polisario et de l'Algérie. Elle appelle plutôt à une 'solution politique réaliste, praticable et durable' fondée sur le compromis. Ce langage s'aligne sur la proposition d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental, qui a gagné un soutien international croissant, y compris la reconnaissance des États-Unis sous l'administration Trump en 2020.
L'Algérie et le Front Polisario ont rejeté la résolution, arguant qu'elle ignore le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Le Front Polisario a menacé de reprendre le conflit armé si l'ONU ne répond pas à leurs demandes. La situation reste tendue, l'ONU exhortant toutes les parties à s'engager dans un dialogue sans conditions préalables.