Le président russe Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu unilatéral en Ukraine pour la période de Pâques orthodoxe, célébrée le 20 avril 2025. Le Kremlin a déclaré une suspension des hostilités de minuit le 19 avril jusqu'à minuit le 21 avril, présentant cette pause comme un geste humanitaire lié à la fête religieuse observée par les Russes et de nombreux Ukrainiens.
Les responsables ukrainiens et le président Volodymyr Zelensky ont répondu avec un profond scepticisme, remettant en question la sincérité de l'annonce. Kyiv a rappelé que la Russie avait déjà déclaré des cessez-le-feu similaires de courte durée — notamment autour de Noël 2023 — sans que les combats ne s'arrêtent réellement sur le terrain. Des sources militaires ukrainiennes ont signalé que les forces russes avaient continué à bombarder et à lancer des attaques de drones même après la déclaration de trêve.
Les gouvernements occidentaux et les analystes ont largement partagé les doutes de l'Ukraine, considérant la déclaration de cessez-le-feu comme une manœuvre de relations publiques plutôt qu'un véritable pas vers la paix. Les critiques ont souligné qu'une pause de 30 heures ne règle en rien le conflit sous-jacent et est loin de répondre aux exigences d'un cessez-le-feu complet et vérifié réclamé par l'Ukraine et ses alliés.
L'annonce est intervenue dans un contexte de pression diplomatique croissante des États-Unis et des nations européennes pour mettre fin durablement à la guerre, qui en est maintenant à sa quatrième année. L'Ukraine a constamment maintenu que tout cessez-le-feu durable doit inclure une surveillance internationale robuste et des garanties de sécurité, des conditions que la Russie n'a pas acceptées. La brève trêve de Pâques n'a guère modifié l'impasse diplomatique générale.