Le Premier ministre britannique Keir Starmer fait face à des critiques publiques de hauts responsables israéliens concernant la position de son gouvernement sur le conflit en cours à Gaza. La relation, qui avait débuté chaleureusement après la victoire du Parti travailliste aux élections générales de juillet 2024, s'est considérablement détériorée.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israel Katz, s'est montré un critique virulent, accusant le gouvernement britannique d'adopter une "position hostile" et de retarder les exportations d'armes. Dans une publication sur le réseau social X début avril 2026, Katz a déclaré que la position du Royaume-Uni "porte atteinte au droit d'Israël à l'autodéfense contre le Hamas." Cela fait suite au soutien du Royaume-Uni aux résolutions de l'ONU appelant à des pauses humanitaires et à un cessez-le-feu durable.
La friction était évidente lorsque Starmer s'est adressé à la Chambre des communes le lundi 14 avril 2026, réitérant le soutien du Royaume-Uni à une solution à deux États et appelant à une pause humanitaire immédiate pour permettre l'acheminement de l'aide à Gaza. Il a souligné la nécessité de respecter le droit international humanitaire.
Les analystes notent que ce changement contraste avec le soutien plus sans équivoque du gouvernement britannique précédent aux actions militaires israéliennes. Le différend actuel porte sur l'ampleur de l'opération militaire israélienne, les exportations d'armes et la crise humanitaire à Gaza.