Le 21 mai 2026, le gouvernement britannique a annoncé que le fait de droguer quelqu'un (spiking) — administrer une substance à une personne sans son consentement — est désormais une infraction pénale spécifique en vertu d'une nouvelle législation. La loi, entrée en vigueur aujourd'hui, prévoit une peine maximale de 10 ans de prison.
Cette décision fait suite à des années de campagne menée par des victimes et des groupes de défense, qui estimaient que les lois existantes ne traitaient pas correctement le préjudice unique causé par cette pratique. Auparavant, le spiking était souvent poursuivi en vertu des lois générales sur les voies de fait ou l'empoisonnement, ce qui pouvait entraîner des peines incohérentes.
La ministre de l'Intérieur, Yvette Cooper, a déclaré dans un communiqué : 'Le fait de droguer quelqu'un est un crime odieux et intrusif qui peut avoir des effets physiques et psychologiques dévastateurs sur les victimes. Cette nouvelle loi envoie un message clair : cela ne sera pas toléré et les auteurs devront faire face à de graves conséquences.'
La nouvelle infraction couvre le fait de droguer quelqu'un par injection, dans une boisson ou par toute autre méthode. Elle inclut également des dispositions pour les personnes qui possèdent des substances dans l'intention de droguer quelqu'un. Le gouvernement a alloué des fonds supplémentaires pour la formation de la police afin d'améliorer la détection et la collecte de preuves dans les affaires de spiking.
Des associations caritatives telles que Stamp Out Spiking ont salué ce changement, le qualifiant de 'pas attendu depuis longtemps vers la justice pour les victimes.' La loi s'applique à l'Angleterre et au Pays de Galles, une législation similaire devant être introduite en Écosse et en Irlande du Nord.