Le 29 avril 2026, le rendement des obligations d'État britanniques à 10 ans a atteint 4,5%, son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008, selon les données de Tradeweb. Cette hausse fait suite à une flambée des prix du pétrole, le Brent dépassant 111 dollars le baril, en raison de préoccupations sur l'offre et de tensions géopolitiques.
La hausse des rendements obligataires reflète les craintes des investisseurs que la hausse des coûts de l'énergie n'alimente l'inflation, incitant la Banque d'Angleterre à maintenir ou à augmenter les taux d'intérêt. Le rendement des obligations à 10 ans est un indicateur de référence pour les coûts d'emprunt du gouvernement britannique et influence les taux hypothécaires et autres prêts.
Les analystes de Capital Economics ont noté que la flambée des prix du pétrole ajoute aux pressions inflationnistes dans l'économie britannique, qui est déjà confrontée à une inflation supérieure à l'objectif. L'Office national des statistiques du Royaume-Uni a indiqué que l'inflation des prix à la consommation s'élevait à 3,2% en mars 2026, bien au-dessus de l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre.
La vente d'obligations britanniques a également affecté d'autres marchés obligataires, les rendements des bons du Trésor américain augmentant et les obligations souveraines européennes étant sous pression. La situation budgétaire du Royaume-Uni reste sous surveillance avant la prochaine déclaration budgétaire, le gouvernement visant à réduire la dette tout en gérant les vents contraires économiques.