Le chef de l'opposition au Parlement ougandais, Joel Ssenyonyi, a officiellement demandé au président Jacob Oboth-Oboth de convoquer d'urgence la Chambre pour discuter de ce qu'il décrit comme une escalade des violations des droits humains et un mépris croissant de l'État de droit. La demande, rendue publique le 18 juin 2026, cite des incidents récents, notamment l'arrestation de figures de l'opposition et des restrictions sur les rassemblements publics.
Ssenyonyi, membre de la National Unity Platform (NUP), a soutenu que la situation actuelle exige un débat parlementaire immédiat. Il a évoqué la disparition de plusieurs critiques du gouvernement et l'usage excessif de la force par les agences de sécurité. Le bureau du président n'a pas encore répondu à la demande.
Cette initiative intervient dans un contexte de tensions politiques accrues en Ouganda, l'opposition accusant le gouvernement de réprimer la dissidence avant les élections générales de 2026. Les organisations de défense des droits humains ont documenté une augmentation des arrestations arbitraires et du harcèlement des journalistes et des militants.
Le gouvernement a nié les allégations de violations des droits humains, affirmant que toutes les actions sont menées dans le cadre de la loi pour maintenir l'ordre public. La session spéciale proposée nécessiterait l'approbation du président et un quorum de membres.