Le 26 mai 2026, le parti au pouvoir au Kenya, l'United Democratic Alliance (UDA), a lancé une attaque cinglante contre l'ancien président Uhuru Kenyatta, l'accusant d'avoir ruiné l'économie avant de quitter ses fonctions et de comploter secrètement contre le président William Ruto. La déclaration, publiée par le secrétaire général de l'UDA, Cleophas Malala, a marqué l'une des attaques politiques les plus féroces du parti contre Kenyatta.
Malala a allégué que l'administration de Kenyatta avait laissé une dette de plus de 9 000 milliards de KSh et que l'ancien président travaille désormais avec des figures de l'opposition pour déstabiliser le gouvernement. Cependant, aucune preuve spécifique n'a été fournie pour étayer ces affirmations. L'attaque survient dans un contexte de tensions persistantes entre Ruto et Kenyatta, qui sont en désaccord depuis la victoire électorale de Ruto en 2022.
Les analystes politiques notent que la querelle reflète des divisions plus profondes au sein de l'ancien parti au pouvoir, le Jubilee Party, qui s'est scindé après que Ruto a fait scission pour former l'UDA. Kenyatta n'a pas encore répondu publiquement aux dernières accusations. La déclaration de l'UDA a également critiqué la gestion de la pandémie de COVID-19 et la transition électorale de 2022 par Kenyatta, bien que ces affirmations restent non vérifiées.