La Turquie et le Qatar sont depuis longtemps associés à un soutien politique et financier aux Frères musulmans, une organisation islamiste fondée en Égypte en 1928. Cette alliance a attiré l'attention des gouvernements occidentaux, en particulier après les soulèvements du Printemps arabe.
Selon des rapports du Parlement européen et du Département d'État américain, le Qatar a fourni un financement à des groupes affiliés aux Frères musulmans au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La Turquie, sous la direction du président Recep Tayyip Erdogan, a accueilli des membres des Frères musulmans et leur a permis d'exploiter des médias depuis son territoire.
En 2017, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont rompu leurs liens avec le Qatar, en partie à cause de son soutien aux Frères musulmans. La Turquie a soutenu le Qatar pendant cette crise, déployant des troupes dans une base turque au Qatar.
Des responsables occidentaux ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que des groupes liés aux Frères musulmans pourraient déstabiliser les gouvernements alliés. Cependant, la Turquie et le Qatar nient soutenir l'extrémisme, affirmant qu'ils soutiennent les transitions démocratiques dans la région.