La Tunisie dispose d'un bassin croissant de professionnels talentueux en intelligence artificielle (IA), mais le pays n'a pas encore adopté de stratégie nationale complète pour exploiter pleinement ce potentiel, selon un rapport de 2025 de l'Agence de développement de l'Union africaine (AUDA-NEPAD) et d'autres sources.
Le rapport, intitulé « IA pour l'Afrique : un cadre stratégique », souligne que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains en matière de production de recherche en IA et d'activité de startups, avec plusieurs startups axées sur l'IA émergeant dans des secteurs comme l'agriculture, la santé et la finance. Cependant, il note l'absence d'une stratégie nationale dédiée à l'IA, ce qui entrave la coordination, le financement et la rétention des talents.
En revanche, des pays comme le Rwanda, le Kenya et l'Afrique du Sud ont déjà lancé des stratégies nationales d'IA. Le ministère tunisien des Technologies de la communication a initié des consultations pour un plan de transformation numérique incluant des composantes IA, mais aucune stratégie formelle n'a été adoptée à la mi-2026.
Des experts de l'Association tunisienne des experts numériques (ATN) ont appelé à un cadre politique clair pour soutenir la recherche en IA, attirer les investissements et prévenir la fuite des cerveaux. Ils soulignent que sans stratégie, la Tunisie risque de perdre son avantage concurrentiel dans la course mondiale à l'IA.