Les transferts des Tunisiens résidant à l'étranger sont devenus une ressource financière importante pour l'économie tunisienne. Selon la Banque centrale de Tunisie, ces transferts ont atteint environ 2,6 milliards de dollars en 2025, en hausse constante ces dernières années. Ces flux jouent un rôle crucial dans le soutien de la balance des paiements et la fourniture de liquidités aux ménages.
Les économistes et les décideurs considèrent ces transferts comme un potentiel inexploité pour l'investissement. Un rapport de la Banque mondiale souligne que les membres de la diaspora tunisienne pourraient canaliser davantage de leurs économies vers des secteurs productifs, tels que les petites et moyennes entreprises (PME) et les projets d'infrastructure. Cependant, des obstacles comme les lourdeurs bureaucratiques et les incitations limitées à l'investissement entravent ce flux.
Le gouvernement tunisien a lancé des initiatives pour encourager l'investissement de la diaspora, notamment des allègements fiscaux et des procédures simplifiées pour les expatriés. En 2025, le ministère de l'Investissement a annoncé un nouveau programme offrant des taux préférentiels pour les projets financés par la diaspora dans les technologies et les énergies renouvelables. Ces efforts visent à transformer les transferts de simples soutiens à la consommation en catalyseurs de croissance économique à long terme.
Malgré ces avancées, des défis subsistent. Une étude de 2026 de la Banque africaine de développement note que seule une petite fraction des transferts est dirigée vers l'investissement, la plupart des fonds étant utilisés pour les dépenses courantes. Pour exploiter pleinement cette ressource, les experts recommandent d'améliorer la littératie financière de la diaspora et de créer des véhicules d'investissement plus attractifs.
Alors que la Tunisie cherche à stimuler son économie, le rôle de sa diaspora est de plus en plus reconnu. En favorisant un environnement propice à l'investissement, le pays peut tirer parti de ces flux financiers pour créer des emplois et renforcer sa résilience économique.