Les banques tunisiennes sont confrontées à un taux élevé de prêts non performants (PNP), qui s'élevait à 13,5% du total des prêts en 2025, selon la Banque mondiale. Ce chiffre est parmi les plus élevés de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, mais les économistes en parlent rarement à la télévision, se concentrant plutôt sur la liquidité ou la croissance.
L'inclusion financière reste faible, avec seulement 37% des adultes tunisiens ayant un compte bancaire en 2024, selon la base de données Global Findex. Cela limite l'accès au crédit pour les petites entreprises et les populations rurales, un fait souvent omis dans les débats publics.
Les banques publiques dominent le secteur, détenant plus de 40% des actifs totaux, mais elles souffrent d'inefficacités et d'ingérences politiques. Un rapport du FMI de 2025 a souligné que ces banques nécessitent une restructuration pour réduire les risques fiscaux.
Les réformes sont lentes, la banque centrale exhortant à une meilleure gouvernance et transparence. Cependant, les économistes à la télévision évitent de critiquer le secteur en raison de sensibilités politiques ou d'un manque de données.