Selon des données vérifiées de l'Institut National de la Statistique (INS) de Tunisie et des rapports de médias locaux comme Business News et L'Economiste Maghrébin, les exportations tunisiennes vers les pays voisins du Maghreb, le Maroc et l'Algérie, ont connu une baisse notable au premier trimestre 2026. Les exportations vers le Maroc ont chuté d'environ 12 % sur un an, tandis que celles vers l'Algérie ont baissé d'environ 8 %, principalement en raison d'une demande réduite pour les produits agricoles et textiles tunisiens.
En revanche, les exportations tunisiennes vers les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, ont bondi de plus de 25 % sur la même période. Cette croissance a été tirée par l'augmentation des ventes d'huile d'olive, de dattes et de composants électriques, alors que la Tunisie a renforcé ses liens commerciaux avec la région du Golfe grâce à de nouveaux accords bilatéraux signés fin 2025.
Ce changement reflète des dynamiques commerciales régionales plus larges, notamment les défis logistiques persistants aux frontières avec l'Algérie et le Maroc, ainsi que le pivot stratégique de la Tunisie vers la diversification de ses marchés d'exportation. Les données de l'INS, publiées le 15 juin 2026, montrent que les exportations globales de la Tunisie ont augmenté de 3,2 % au cours des cinq premiers mois de 2026, le Golfe compensant les pertes au Maghreb.
Les analystes économiques notent que le déclin du commerce maghrébin est en partie dû aux restrictions temporaires à l'importation imposées par l'Algérie et le Maroc sur certains produits tunisiens, ainsi qu'à une concurrence accrue d'autres producteurs méditerranéens. Cependant, la hausse des exportations vers le Golfe est considérée comme un signe positif pour la balance commerciale tunisienne, sous pression en raison de la hausse des coûts d'importation d'énergie.
En juin 2026, les autorités tunisiennes travaillent à résoudre les différends commerciaux avec le Maroc et l'Algérie par des voies diplomatiques, tout en continuant à promouvoir les exportations vers le Golfe et d'autres marchés émergents. Le gouvernement s'est fixé un objectif d'augmentation des exportations totales de 5 % pour l'ensemble de l'année 2026.