La frappe de drone américaine de janvier 2020 qui a tué le général major iranien Qassem Soleimani, ordonnée par l'ancien président Donald Trump, a déclenché des conséquences géopolitiques immédiates et durables que les analystes estiment n'avoir pas été pleinement anticipées. Cette action, qui a également tué le chef de milice irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, a considérablement accru les tensions avec l'Iran et modifié la dynamique de pouvoir régionale.
En représailles, l'Iran a lancé une attaque de missiles balistiques contre deux bases militaires irakiennes abritant des troupes américaines, entraînant des diagnostics de lésions cérébrales traumatiques chez plus de 100 militaires américains. Quelques jours plus tard, les forces de défense aérienne iraniennes ont abattu par erreur le vol 752 de Ukraine International Airlines, tuant ses 176 passagers, un incident lié à l'état d'alerte militaire élevé après la frappe américaine.
La frappe a également tendu les relations avec le gouvernement irakien, dont le parlement a voté pour l'expulsion des forces américaines du pays. Si une expulsion totale a été évitée, elle a compliqué la mission en cours contre l'EI. Les analystes soulignent que l'action n'a pas dissuadé les activités régionales de l'Iran ni son programme nucléaire ; elle a au contraire alimenté la détermination de Téhéran à réduire l'influence américaine au Moyen-Orient.
Les mesures politiques ultérieures, notamment la campagne de sanctions de « pression maximale » de l'administration Trump, n'ont pas réussi à ramener l'Iran à la table des négociations selon des conditions favorables aux États-Unis. L'héritage de cette frappe est perçu comme un catalyseur d'une instabilité régionale accrue, créant un contexte complexe pour les efforts diplomatiques ultérieurs.