Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président Donald Trump soutient activement les mouvements nationalistes et souverainistes à travers le monde, selon les analystes politiques. Sa politique étrangère privilégie les accords bilatéraux aux institutions multilatérales, un changement qui trouve un écho chez des dirigeants partageant ses vues en Europe, en Amérique latine et en Asie.
En Europe, la rhétorique de Trump a renforcé des partis comme le Rassemblement national en France et le Fidesz en Hongrie, qui prônent un contrôle migratoire plus strict et la souveraineté nationale face aux régulations de l'UE. Lors de sa visite à Budapest en 2025, Trump a qualifié le Premier ministre Viktor Orbán de « leader fort », un geste que les critiques jugent comme une légitimation de la gouvernance illibérale.
Dans les Amériques, la pression de Trump sur le Mexique et les pays d'Amérique centrale pour freiner la migration a coïncidé avec l'essor de dirigeants populistes partageant son scepticisme envers les accords internationaux. Les analystes notent que ses tarifs douaniers de 2025 sur les produits chinois et son retrait de l'Accord de Paris ont inspiré des politiques similaires en Argentine et au Brésil.
Cependant, l'ampleur de l'influence directe de Trump reste débattue. Si son soutien peut booster des candidats, des facteurs internes comme le mécontentement économique et les angoisses culturelles jouent souvent un rôle plus important. À l'approche des élections de mi-mandat de 2026, l'impact mondial de l'agenda souverainiste de Trump continue de se déployer.