Au 1er mai 2026, les relations entre les États-Unis sous le président Donald Trump et les dirigeants de l'Union européenne restent tendues, principalement en raison des tarifs douaniers et des dépenses de défense au sein de l'OTAN. Trump a critiqué à plusieurs reprises les alliés européens pour ne pas atteindre l'objectif de 2% du PIB pour les dépenses de défense, une position qui a alimenté les discussions sur l'autonomie stratégique européenne.
Au début de 2026, l'administration Trump a imposé de nouveaux tarifs sur l'acier et l'aluminium européens, invoquant des préoccupations de sécurité nationale. L'UE a riposté avec des tarifs sur les produits américains, notamment le bourbon et les motos, escaladant un différend commercial qui a affecté les marchés mondiaux. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré en avril 2026 que l'UE est prête à défendre ses intérêts tout en recherchant le dialogue.
Sur le front de la défense, les demandes de Trump pour que les alliés de l'OTAN augmentent leurs dépenses ont relancé les débats en Europe sur la création d'une capacité militaire plus indépendante. Le président français Emmanuel Macron a plaidé pour une stratégie de défense européenne, bien que les progrès restent lents en raison de priorités nationales divergentes.
Malgré les tensions, les canaux diplomatiques restent ouverts. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio et le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, se sont rencontrés à Bruxelles en mars 2026 pour discuter des domaines de coopération, notamment le soutien à l'Ukraine et la contre-influence chinoise. Cependant, aucune avancée majeure n'a été signalée.