La perte mondiale de forêts tropicales a chuté de 40% en 2025 par rapport à l'année précédente, selon des données de l'Université du Maryland et du World Resources Institute (WRI). Ce recul est principalement dû à des baisses marquées de la déforestation au Brésil et en Colombie, où les politiques gouvernementales ont renforcé les contrôles.
Le Brésil, qui abrite une grande partie de la forêt amazonienne, a enregistré une baisse de 46% de la perte de forêts primaires en 2025. La Colombie a connu une diminution de 55%, poursuivant une tendance amorcée après les accords de paix avec les groupes rebelles, qui ont réduit le défrichement pour l'agriculture et la culture de la coca.
Cependant, toutes les régions n'ont pas progressé. La perte de forêts a augmenté en Bolivie, en Indonésie et en République démocratique du Congo, où l'expansion agricole et les activités minières ont continué à alimenter la déforestation. Au total, la perte mondiale de forêts primaires en 2025 était d'environ 3,7 millions d'hectares, contre 6,2 millions en 2024.
Les groupes environnementaux ont accueilli ces données avec prudence, soulignant que le taux global de perte forestière reste élevé. La forêt amazonienne, un puits de carbone crucial, a encore perdu une superficie plus grande que la Suisse en 2025. Les experts estiment qu'une volonté politique soutenue et un financement international sont nécessaires pour maintenir les progrès.