Un rapport McKinsey de 2025 sur l'avenir du voyage prévient que jusqu'à 40% des tâches actuellement effectuées par les agences de voyages—comme la planification d'itinéraires, la gestion des réservations et le service client—pourraient être automatisées par l'intelligence artificielle dans les cinq prochaines années. Le rapport, intitulé 'L'avenir du voyage : l'IA et le nouveau consommateur,' souligne que les agences doivent investir dans des outils d'IA pour rester compétitives.
Les experts du secteur notent que les chatbots et moteurs de recommandation alimentés par l'IA traitent déjà les demandes de routine, permettant aux agents humains de se concentrer sur des services complexes et à haute valeur ajoutée, comme la gestion de crise et le voyage de luxe personnalisé. Cependant, une enquête de 2026 de l'American Society of Travel Advisors (ASTA) a révélé que seulement 28% des petites agences ont adopté des outils d'IA, contre 72% des grandes entreprises.
Jean-Pierre Morel, PDG du réseau d'agences de voyages français Selectour, a déclaré dans une interview de mars 2026 au Monde : 'L'IA n'est pas une menace mais une opportunité. Les agences qui ne l'intégreront pas disparaîtront d'ici une décennie.' L'Association européenne des agents de voyages et des tour-opérateurs (ECTAA) a lancé un programme de formation pour aider ses membres à se perfectionner en IA.
Les critiques soutiennent qu'une dépendance excessive à l'IA pourrait éroder la touche personnelle qui distingue les agences de voyages des plateformes de réservation en ligne. Une étude de 2025 de l'Université de Surrey a révélé que 65% des voyageurs préfèrent encore l'interaction humaine pour les voyages complexes, suggérant qu'un modèle hybride pourrait prévaloir.