Les données satellitaires récentes et les rapports maritimes indiquent que le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz est devenu de plus en plus erratique, avec des navires faisant des manœuvres et des demi-tours en raison de risques sécuritaires accrus et du contrôle affirmé de l'Iran sur ce point de passage. Le détroit, par lequel transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, a connu une augmentation de ces manœuvres depuis début août 2026.
Le pétrolier Amara a été observé faisant un demi-tour soudain le 17 août 2026, après avoir approché le détroit, selon les données de suivi des navires de MarineTraffic. Ce comportement reflète une tendance plus large d'incertitude parmi les opérateurs de navires, qui recalibrent leurs routes en réponse aux récentes exercices navals de l'Iran et aux menaces de restreindre le passage.
L'Iran a intensifié sa présence dans la région, menant des exercices militaires et émettant des avertissements aux navires étrangers. Fin juillet, les autorités iraniennes ont annoncé de nouveaux protocoles d'inspection pour les navires entrant dans le détroit, ce qui a contribué à des retards et à la confusion. La Cinquième Flotte de la marine américaine, basée à Bahreïn, a augmenté ses patrouilles mais n'a pas modifié ses protocoles de transit.
Les experts maritimes notent que les schémas erratiques font grimper les primes d'assurance pour les pétroliers opérant dans la région, les taux de risque de guerre ayant augmenté d'environ 15 % depuis le début du mois d'août. Certaines entreprises redirigent leurs cargaisons vers des pipelines alternatifs, mais ceux-ci ont une capacité limitée.
Les efforts internationaux pour désamorcer les tensions ont jusqu'à présent échoué, le Conseil de sécurité de l'ONU ayant convoqué une session d'urgence le 18 août pour discuter de la situation. Aucun accord concret n'a été conclu, et le risque de perturbation des approvisionnements mondiaux en pétrole reste élevé.