Selon un rapport du journal suisse Blick, une analyse interne du Secrétariat d'État aux migrations (SEM) révèle qu'en 2024, 80,5% des requérants d'asile originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Mauritanie) ont été mis en cause pour au moins une infraction pénale. Ce chiffre, obtenu par Blick, marque la première fois que de telles données sont rendues publiques.
L'analyse du SEM, qui couvre toutes les demandes d'asile déposées en 2024, montre que parmi les 1 800 ressortissants maghrébins ayant demandé l'asile, une majorité significative avait un casier judiciaire ou était impliquée dans des procédures judiciaires. Les infractions vont de délits mineurs à des crimes plus graves, mais le rapport ne précise pas la répartition exacte.
Le gouvernement suisse est sous pression pour répondre aux préoccupations liées à la migration et à la sécurité. En réponse à ces constats, le Conseil fédéral a proposé des procédures d'asile plus strictes et des expulsions plus rapides pour les personnes originaires de pays à faible taux de reconnaissance, y compris les nations du Maghreb. Le SEM n'a pas officiellement commenté le rapport de Blick, mais ces données correspondent à des déclarations antérieures de responsables suisses sur les défis d'intégration des requérants de cette région.
Les critiques soutiennent que de telles statistiques peuvent stigmatiser tous les demandeurs d'asile maghrébins, dont beaucoup fuient l'instabilité ou cherchent de meilleures opportunités économiques. Cependant, les partisans de politiques plus strictes soulignent la nécessité de garantir la sécurité publique et l'utilisation efficace des ressources d'asile.
En date d'août 2026, le SEM n'a pas publié de version mise à jour de ces chiffres, et le rapport de Blick reste la source principale de ces données.