Une enquête du magazine suisse Beobachter a révélé qu'entre 1964 et 1979, des milliers d'enfants amenés en Suisse pour adoption—principalement d'Inde, de Corée du Sud, du Vietnam et du Maroc—ont été placés illégalement en quarantaine par l'organisation humanitaire Terre des hommes. Pendant cette quarantaine, ils ont été soumis à des expériences médicales non autorisées dans des hôpitaux de Suisse romande.
Le rapport, publié en juin 2026, détaille comment les enfants ont été isolés pendant des semaines à leur arrivée, soi-disant pour des contrôles de santé, mais ont plutôt été utilisés comme sujets de test pour diverses procédures médicales sans consentement approprié. Les expériences comprenaient des tests de vaccins, d'antibiotiques et d'autres traitements, souvent à l'insu des parents adoptifs ou des tuteurs des enfants.
Terre des hommes, fondée en 1960 par Edmond Kaiser, a reconnu les conclusions et exprimé des regrets. Dans un communiqué, l'organisation a déclaré coopérer avec les autorités pour enquêter sur l'étendue des pratiques et identifier les victimes. Le gouvernement suisse a lancé une enquête officielle sur l'affaire, avec des conséquences juridiques potentielles pour les responsables.
Des victimes et leurs familles se sont manifestées, décrivant des traumatismes physiques et psychologiques durables. Beaucoup n'ont été informés des expériences que des décennies plus tard, lorsque des dossiers médicaux ont été découverts. Le scandale a suscité des appels à un contrôle plus strict des agences d'adoption et de la recherche médicale impliquant des populations vulnérables.
En juin 2026, aucune accusation pénale n'a été déposée, mais l'enquête se poursuit. L'affaire a déclenché un débat plus large en Suisse sur les abus historiques dans les pratiques humanitaires et d'adoption.